Champ Labouré

   
La segmentation d’une partie de façade ou de mur par des lignes qui se croisent (une version plus discrète des façades complètement décorées
) constituerait une référence aux
décors complets de la première vague. Les analyses de Geert Hoornaert qualifient d’ailleurs ceci d’un emblème Romain de notre mère la terre sous la forme d’un champ labouré. Cette explication n’a pas été reprise dans les publications plus récentes mais s’insère néanmoins parfaitement dans le raisonnement qui est développé ici.

Dans quelques cas (Rotselaar, Averbode?) on peut reconnaître avec un peu d’imagination une grappe de raisins. Dans la société agricole du moyen âge, tout est focalisé là-dessus…’Voeu pour une bonne récolte’ 
La préoccupation esthétique n’est jamais absente car la taille du champ labouré est toujours adaptée à la forme de la façade, à la présence de fenêtres, à l’alternance d’une rangée de carrés avec une rangée de losanges…
Photo : Averbode, Abbaye des Prémontrés, lavoir 
Dans un certain nombre d’exemples, il arrive que sur le même bâtiment, apparaissent des variations d’un canevas de losanges ( ex. Montcornet en Thiérache, Aisne) ce qui donne à penser que la préoccupation décorative était assurément prépondérante. On balance continuellement
entre des buts apotropaïques et décoratives.. 
 
 
 
 
 
photo: St-Trond, château Nieuwenhoven