Nœuds magiques

Lorsqu’on combine 5 losanges pour former une croix, on peut parler d’une croix de losanges ou d’un nœud magique. Les nœuds magiques contiennent un élément qui fait penser à l’infini (la ligne qui ne s’interrompt jamais). La tradition nous apprend que ce symbole est connu comme un moyen de conjurer le mauvais sort. Mais dans une société où la foi veut avoir une emprise sur toutes les expressions païennes, c'est un bon compromis. Certains veulent y voir une croix, d'autres y voient une composition de losanges formée par une ligne continue infinie.
Comme symbole de l’infini, on le retrouve également dans les cultures bouddhiques et hindouistes. Il apparait également dans les ornements Celtiques et sur les tapis orientaux. Il est clair cependant que les croix de losanges en maçonnerie apparaissent d’une manière bien plus stylisée que sur les ornements ci-dessus évoqués.

Quelquefois, il apparait sous la forme d’une croix en T, sans le losange supérieur, comme la croix de St-Antoine.
Des variations de nœuds magiques apparaissent également avec 13 losanges. L’association avec la croix est alors perdue mais le symbole de l’infini est conservé. Les nœuds magiques ont par leur ampleur constitués un degré de décoration non négligeable. Leur utilisation coïncide également avec l’apparition des cœurs qui correspond avec un déclin de la valeur symbolique de ces signes au profit de l’aspect décoratif et démonstratif.

Le nœud magique apparait dès la seconde moitié du 16ième siècle. La croix de losanges et le cœur ont une telle fréquence qu'avec les calvaires, ce sont les signes les plus typiques dans la deuxième génération des décors de briques.